JNP 2020

Présentation du thème d’année faite par la FARAPEJ :

La prison est un espace où se regroupent des femmes et des hommes qui doivent vivre entre quatre murs une vie de grande promiscuité. On ne pense jamais (ou rarement) la prison comme collectif ou communauté sauf, d’une manière négative, pour évoquer des mutineries ou le communautarisme religieux ou politique. Les interactions qu’entretiennent les personnes à l’intérieur sont également plus souvent traitées sur le mode conflictuel que collaboratif. La prison regroupe des individualités dont le point commun est de vivre un temps de réclusion imposé en vue d’une hypothétique réinsertion. On demande au détenu qu’il porte, d’une part, son regard sur lui-même dans une dynamique d’amendement et, d’autre part, son regard au-delà des murs pour envisager avec sérénité son retour dans le monde. Tout se passe comme si la somme d’individualités que compose la prison n’avait pas de sens collectif. La prison est-elle autre chose qu’un entassement d’individus ? Peut-elle générer une dynamique collective positive ?

COVID-19

Comme la plupart des associations, le GPSE est touché par la pandémie qui empêche de faire des réunions en « présentiel » des interventions publiques et autres activités qui mettent des personnes en présence, comme dans les lycées.

La situation des personnes détenues est devenue, en établissement pénitentiaire et en centre de rétention, très anxiogène avec la suspension des parloirs au printemps, l’arrêt des activités, la promiscuité. La surpopulation un moment maîtrisée est repartie à la hausse.

Nous espérons, comme tous, qu’avec la vaccinations nous allons pouvoir enfin sortir de cette triste période.